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Audrey : sa fille a eu le escherichia coli k1




Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de "Couches, Cafés et Confidences". Aujourd'hui, nous avons le plaisir de rencontrer Audrey, une maman extraordinaire qui va partager avec nous son parcours exceptionnel à travers la maternité, mais surtout son expérience face à l'Escherichia coli K1. Cette bactérie est souvent associée aux infections néonatales, particulièrement chez les nouveau-nés prématurés ou immunodéprimés.


Audrey, merci de te joindre à nous. Peux-tu te présenter un peu plus ?

Audrey : Bien sûr ! Merci pour l'accueil. Je m'appelle Audrey, j'ai bientôt 33 ans, esthéticienne maquilleuse de profession, et surtout, maman de deux adorables enfants, Arthur, 5 ans, et Alix, qui aura bientôt 3 ans. Mariée depuis 7 ans, je suis également passionnée par la parentalité, la grossesse, le post-partum et l'organisation familiale.


C'est génial, Audrey. Parlons un peu de ta première grossesse. Comment cela s'est-il déroulé ?

Audrey : Ma première grossesse a été globalement idéale, bien que quelques péripéties aient émaillé la fin. Mon fils est né 6 jours après terme après un déclenchement, rendant l'accouchement plus ardu. Avec le recul, je me rends compte que j'étais mal préparée et insuffisamment informée sur le déclenchement, ce qui a impacté mon expérience.


Être bien informé est crucial. Comment cela a-t-il influencé les premiers moments avec ton fils ?

Audrey : L'accouchement m'a laissé une sensation étrange, comme si j'étais spectatrice de mon propre accouchement. Cela a affecté le lien avec mon fils au début, et j'ai également connu des complications post-partum. À la maternité, on se sent parfois perdu, et les pressions autour de l'allaitement peuvent être intenses. J'ai choisi de ne pas allaiter, une décision qui a suscité des questionnements.


La parentalité peut être pleine de défis. Comment as-tu fait face aux difficultés avec ton premier enfant ?

Audrey : Mon fils a souffert de reflux, rendant les premiers mois difficiles. La recherche de solutions a été complexe, mais avec du recul et des ajustements, les choses se sont améliorées. Cependant, cette période a été un défi, surtout parce que nous nous sommes sentis seuls, nos amis n'ayant pas connu ces difficultés.


Tu as évoqué l'idée d'avoir un deuxième enfant. Comment as-tu abordé cela après ta première expérience ?

Audrey : Après ma première grossesse, j'ai traversé une fausse couche, une expérience émotionnellement délicate. Malgré cela, j'ai rapidement été enceinte de ma fille Alix.


Parle-nous un peu de ta grossesse, comment l'as-tu vécue cette fois-ci ?

Audrey : Ma deuxième grossesse a été franchement au top, beaucoup moins stressante que la première. J'avais retrouvé confiance en moi et je me suis investie à fond dans la préparation, surtout en ce qui concerne l'allaitement.


C'est super. Et comment as-tu abordé l'idée de l'allaitement cette fois-ci ?

Audrey : Eh bien, j'ai vraiment mis toutes les chances de mon côté. J'ai suivi de nombreux comptes axés sur l'allaitement, le portage et la maternité. Mon objectif était clair : essayer l'allaitement, même si c'était un peu méconnu pour moi, mais je voulais vraiment tenter l'expérience.


Passons à l'accouchement. Tu as mentionné vouloir éviter le déclenchement. Comment as-tu réussi cela ?

Audrey : J'ai décidé de tout mettre en œuvre pour ne pas être déclenchée. Marche, acupuncture, tisanes, décollements des membranes, j'ai essayé beaucoup de choses. Finalement, ma fille est née deux jours avant terme, mais il y a eu des complications inattendues.


Raconte-nous ces moments inattendus.

Audrey : La poche des eaux s'est fissurée, et une bactérie l'escherichia coli a causé des complications respiratoires chez ma fille. Nous avons été transférés en urgence à Orléans, et c'est là que le vrai défi a commencé.


La néonatologie a dû être une période difficile. Peux-tu partager tes sentiments et tes expériences à ce sujet ?

Audrey : C'était vraiment une épreuve. Ma fille a lutté pour sa vie, et il y avait ce dilemme émotionnel entre s'occuper de mon fils et rester avec ma fille à l'hôpital. Ces moments étaient intimes, vulnérables et émotionnellement éprouvants.


Comment as-tu maintenu ta force pendant cette période ?

Audrey : Ma fille est une battante. Malgré les moments difficiles, elle a montré une résilience incroyable. J'ai trouvé du soutien pour l'allaitement, ce qui était un défi, mais j'ai persévéré.


Le retour à la maison a dû être une nouvelle étape. Peux-tu partager cette transition avec nous ?

Audrey : Absolument. Le retour à la maison après une période intense à l'hôpital a été un ajustement. Les protocoles médicaux, l'autonomie de ma fille, tout a demandé des ajustements. Mais nous avons réussi à franchir cette étape. Après son hospitalisation à domicile, on avait une infirmière ou une sage-femme qui passait tous les jours au début. Elle pesait bébé et tout. Ensuite, tous les 2 jours, tous les 3 jours, enfin, voilà. C'était un peu compliqué à la maison. Elle était en hospitalisation à domicile (HD), donc fallait mettre en place un vrai allaitement sans seringue ni tout ça. C'était pas facile, parce que mon adaptation était pas au top. C'est dur, hein, pendant un mois, de tenir la cadence de tirer son lait, donner le sein à bébé à l'hôpital, et essayer de dormir un peu la nuit, psychologiquement et physiquement. Au fur et à mesure, ça commençait vraiment à se tarir, donc c'était un peu compliqué à la maison. Elle prenait pas forcément de poids, alors on m'a conseillé de la compléter, de donner du lait en poudre. Moi, je savais que c'était pas l'idéal, donc j'ai essayé, mais ça lui plaisait pas plus que ça. J'ai fait appel à une consultante en lactation, Sonia, qui est venue à la maison. Elle m'a rassurée dans ce que je faisais, ça m'a donné confiance en moi, et finalement, on a réussi à s'en passer de tout et à avoir un allaitement exclusif. Parfois, il suffit juste de prendre confiance, ouais, ça fait du bien, c'est ça. Elle est revenue quelque temps après, et on s'est rendu compte qu'elle avait un frein restrictif au niveau de la langue. Elle a été opérée après 3 ou 4 mois, on a sélectionné le frein de langue par un spécialiste sur Paris. Mais en fait, elle était vraiment traumatisée de son hospitalisation, et la rééducation a été très, très, très compliquée. On a fait des exercices avant, entre-temps, elle a eu la varicelle, donc on a dû arrêter, ça a reporté l'opération. En fait, on était plus dans le bon créneau, mais on l'a fait quand même. La rééducation était clairement en train de la traumatiser. Dès qu'elle était allongée et qu'on devait venir derrière elle pour lui faire les soins, même si on venait pas pour ça, elle pétait un câble.... Bon, elle avait une tétine, on pouvait même pas lui mettre la tétine dans la bouche, il fallait lui donner pour qu'elle la mette elle-même. Tout ce qui est rentré en contact avec sa bouche était intrusif pour elle. En même temps, bah voilà, quand on voit ce qu'ils subissent quand ils sont intubés, pour aller aspirer les poumons et tout, c'est pas étonnant qu'elle soit traumatisée de ça. En commun accord avec la consultante en lactation et avec la chiropracticienne qui l'a suivie, on a dit bon, tant pis, on arrête les soins. Si ça se recolle, ça se recolle, et tant pis pour moi, on aura pas traumatisé. On va arrêter, et puis tout va bien. L'allaitement a quand même été un peu plus facile par la suite. Elle n'a jamais été en haut des courbes, mais clairement, elle a toujours été en bas. Après, franchement, quand on la voit et qu'on voit son frère, c'est le même gabarit. C'est des crevettes, tous les deux. Il y en a un qui a été, l'autre non. Pour autant, bah, c'est comme ça, c'est des petits pois, voilà. Et honnêtement, pour le coup, j'ai une pédiatre qui a toujours été hyper soutenante par rapport à ça, qui m'a jamais conseillé de donner un biberon, même si elle était pas grosse. Enfin, voilà, peut-être que d'autres se seraient alertés, parce que, j'avoue, elle avait pas une courbe folle. Mais bon, aujourd'hui, elle va avoir 3 ans, en bonne santé. Finalement, peut-être qu'on a fait ce qu'il fallait.


C'est une histoire incroyable de persévérance et de résilience. Vous avez réussi à surmonter tant d'obstacles. Est-ce que vous avez des conseils pour d'autres parents qui pourraient traverser des situations similaires ?

Audrey : Mon conseil serait de rester fort, de s'accrocher à l'espoir et de trouver du soutien. Parler ouvertement de ses émotions est crucial. Chaque parcours est unique, mais la force de l'amour familial peut surmonter bien des obstacles.


Merci beaucoup, Audrey, d'avoir partagé votre histoire avec nous. C'est vraiment inspirant, et je suis sûr que cela résonnera avec de nombreux parents.

Audrey : Merci à vous. J'espère que ça pourra aider d'autres parents qui traversent des moments difficiles. Et si jamais quelqu'un veut me contacter, je suis disponible sur instagram @dedeech.



Audrey : sa fille a contracté l'escherichia coli K1

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